Les Jeunes Actifs représentent la catégorie des entrants dans la vie active : les jeunes professionnels. Les JA et les Jeunes UMP ont ce dénominateur commun : la jeunesse active.
Quelle différence y a t-il entre les Jeunes Populaires et les Jeunes UMP dits « actifs » ?
Les Jeunes Populaires ont historiquement représenté la tranche d’âge 15-30 ans.
La plupart des jeunes actifs ont entre 14 et 25 ans. Or, les « Jeunes Actifs » de l’UMP sont essentiellement constitués de 30-45 ans, pourquoi ?
On le sait, la génération actuelle des jeunes actifs doit composer avec un marché du travail d’une extrême volatilité, les premiers emplois sont souvent des Jobs, alors que par la suite une maturation s’opère et l’implication réelle dans la vie active démarre après ces premiers « jobs ». C’est la raison pour laquelle les jeunes pros des Jeunes UMP diffèrent des Jeunes pros des Jeunes Actifs : alors que les uns connaissent leurs toutes premières expériences professionnelles, les autres commencent à avoir une visibilité sur le monde du travail et la place qu’occupe le « Jeune » dans cet espace en métamorphose permanente et gourmand en attention politique.
Les Jeunes Actifs représentent cette catégorie de jeunes travailleurs qui savent assez précisément ce qu’ils attendent de leur vie active, au-delà des premières initiations au travail :
en terme de formation, d’évolution de carrière, de monde de l’entreprise, de compétitivité, de création d’entreprise, de mondialisation de travail, de chômage… un jeune actif de 30 ans a plus l’expérience de l’entrée dans la vie active que le post adolescent qui fait ses premières armes sur ses premiers emplois.
Un découpage par âge est ainsi opéré de façon assez naturelle au sein de la jeunesse UMP : les jeunes pros jusqu’à 25-30 ans sont souvent affiliés aux Jeunes populaires, alors que les professionnels de la tranche d’âge suivante le sont aux « Jeunes Actifs UMP » – globalement les 30-40 ans.
A chaque dizaine sa crise :
si celle de la vingtaine est celle du dilemme du choix de vie professionnelle, celle de la trentaine est souvent plus politique, car le fait de vouloir changer le monde ne prend plus la forme de l’utopie, mais de l’action et des dialogues performatifs. Le report permanent de l’âge de la fin de l’adolescence, ainsi qu’un « retour sur soi » aux alentours de la quarantaine, font se joindre deux âges en apparence éloignés : on peut à 40-45 ans traverser des situations très proches du nouvel entrant dans la vie active, au sens des « Jeunes Actifs » : le besoin d’éclairer son positionnement sur le marché du travail, souvent le besoin de retourner à des périodes de formations pour se remettre à niveau, l’intégration du monde du travail et la révision des modèles familiaux font qu’à 40 ans on peut souvent avoir l’impression de devoir « partir de zéro ». Pour ceux qui conservent ou retrouvent un « esprit jeune » et qui connaissent ces dilemmes personnels et politiques de la rivalité des projets personnels et des astreintes du monde du travail, les Jeunes Actifs ouvrent leur action militante aux 30-45, pour qu’une maturité problématique oblige la volonté de changer le monde à s’accommoder du principe de réalité.
Les Jeunes Pros ne sont ni des notables ni de jeunes rêveurs, les frontières entre les Jeunes Actifs et les Jeunes Populaires ont vocation à rester ouvertes, pour que chacun, indépendamment de son âge ou de sa catégorie socio-professionnelle, puisse choisir le groupe dans lequel il se sent bien.
Avec les Jeunes Actifs, les jeunes professionnels ont toute leur place !
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