Guéant explique le sens de l’action de Nicolas Sarkozy aux jeunes
PARIS, 14 nov 2009 (AFP) – Le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a expliqué samedi à quelques 300 jeunes militants le sens de l’action du président Nicolas Sarkozy dans les domaines du travail, de la fiscalité ou de la réforme territoriale.
Claude Guéant était l’invité du mouvement des jeunes actifs qui regroupe de jeunes militants âgés de 30 à 45 ans. Durant une heure, il a défendu les résultats du gouvernement face à la crise, justifié les baisses d’impôts, la réforme des collectivités et plaidé pour l’égalité des chances ou le projet du Grand Paris.
Pour le président de la République, « la crise ne sera terminée que le jour où nous créerons à nouveau des emplois », a expliqué M. Guéant. « Mais aujourd’hui, cela va plutôt moins mal qu’ailleurs », a-t-il estimé.
« Je ne chercherai pas à trouver dans la crise une excuse à tous les cas où nous ne sommes pas allés aussi vite ni aussi loin dans nos engagements que nous l’aurions espéré. Mais, c’est vrai qu’elle a créé une situation complexe au regard des finances publiques », a plaidé le secrétaire général de l’Elysée qui a évalué le manque de recettes pour l’Etat dû à la crise à 57 milliards d’euros.
Il n’empêche, le président n’augmentera pas les prélèvements obligatoires « car ils pèseraient sur le travail, gêneraient notre compétitivité et la création d’emplois. C’est la raison pour laquelle, il tient bon sur le bouclier fiscal », a-t-il expliqué.
« On a besoin d’incitation. L’argent est un moteur de l’initiative et il faut que la récompense des efforts soit au rendez-vous », a-t-il plaidé.
« L’enjeu, c’est aussi de faire revenir l’argent en France », a ajouté M. Guéant. « Les indices sont encore fragiles, mais il semble que le mouvement de retour soit amorcé », a-t-il affirmé.
Il a aussi défendu la suppression de la taxe professionnelle, « un impôt défavorable à l’activité économique », en concédant que la question du financement des collectivités était un volet « difficile ».
Concernant les finances publiques et la dette, M. Guéant a expliqué que seuls 140 milliards sur les 300 de dépenses de l’Etat avait pour l’instant été passés en revue. « Sur ces 140 mds, on a dégagé 7 mds d’économie, ce n’est pas si mal », a-t-il plaidé. « Mais, il faudra aller plus loin, notamment avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite », a expliqué M. Guéant.
« En trois ans, on va réduire l’emploi de l’Etat de 100.000 fonctionnaires. Sur le quinquennat, le programme engagé représentera une économie potentielle de 160 mds d’euros », a-t-il précisé.
Régis Maag, le 16 novembre 2009
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