« Au secours, la gauche revient »
Une sourde angoisse s’est emparée de la génération des jeunes actifs qui constitue les nouveaux bataillons de la fameuse classe moyenne et n’est pas franchement née au bon moment : venue au monde avec les chocs pétroliers, elle a grandi avec la crise économique et sous le joug de la « Génération Mitterrand » qui a conjugué, pendant plus de dix ans, immobilisme et renoncement. Depuis 2007, des réformes courageuses, comme par exemple celle des retraites annoncée il y a quelques jours, commençaient à les rassurer et à leur redonner confiance dans la politique. Las, l’approche d’échéances électorales et les récents propos de membres éminents de l’opposition font surgir une question : qu’est-ce qui se passerait si la gauche revenait aux commandes ?
Depuis la « Convention nationale sur le nouveau modèle de développement économique, social et écologique » du Parti socialiste, on a un début de réponse.
Dans le projet issu de cette convention, on nous parle du « travail pour s’émanciper » en pensant très fort le contraire, c’est-à-dire que le travail aliène, en regrettant d’ailleurs « les dispositifs ayant dégradé les 35 heures ».
Il est vrai qu’entre-temps, six millions de salariés ont bénéficié d’heures supplémentaires exonérées de charges et d’impôts, soit une redistribution de pouvoir d’achat de 150 euros par mois. C’est sûrement à ce genre de dégradation que les socialistes doivent faire allusion…
On nous parle aussi de « révolution fiscale » à coup de « grand impôt citoyen sur le revenu » ou encore de « refondation de l’impôt sur la fortune » et on comprend alourdissement de la taxation des revenus du travail et du patrimoine. A lire de plus près, on n’est même plus très loin de la doctrine fiscale de ce cher Georges Marchais qui menaçait en 1981 : « au-delà de 40 000 francs, 100% d’impôts, je prends tout ! » Alors que depuis 2007, le taux de prélèvements obligatoires a diminué de 2,5 points, en passant de 43,2% à 40,7% en 2010. En guise de révolution fiscale, la gauche prépare une véritable réaction fiscale.
On nous parle enfin de « restaurer la puissance publique » avec un vague concept de « services publics personnalisés et universels ». Entendez par là, on va raser gratis en pensant au fond de soi : de retour au pouvoir, la droite paiera ! Ce qu’elle a fait d’ailleurs en réalisant 7 milliards d’euros d’économies d’ici à 2011 et en ayant réduit le nombre de fonctionnaires de 100 000 agents entre 2007 et 2010.
Mais le meilleur exemple, ou plutôt le pire, reste celui des retraites.
En défendant l’héritage de François Mitterrand, la dame des 35 heures a oublié un autre socialiste qu’elle connaît bien, Jacques Delors, qui en 1981, était hostile au passage de la retraite à 60 ans. De même, qu’en comparant Nicolas Sarkozy à Bernard Madoff, elle oublie de nous révéler enfin où fut cachée la cagnotte fiscale du gouvernement Jospin qui a réussi le tour de force de gouverner durant quatre années de forte croissance sans jamais s’attaquer ni au problème des retraites, ni à celui des déficits. Alors que qu’au même moment, les socialistes allemands adoptaient des mesures sociales courageuses, telle que la retraite à 67 ans déjà programmée pour 2011.
Sur le même sujet, DSK, l’oncle d’Amérique, a osé une position un tout petit peu plus sérieuse. Mal lui en a pris, il fut blâmé par tous ses amis. Mais, n’en doutez pas un seul instant, s’il veut revenir un jour en France, il devra réapprendre à parler socialiste.
Enfin, un mot de Ségolène Royal, dont l’imagination est toujours aussi fertile, qui nous propose un referendum sur les retraites. Le journaliste lui a alors demandé la question précise qu’il faudra poser aux Français. Il attend toujours la réponse.
Le programme économique du Parti socialiste comme son positionnement sur les retraites ne prouvent qu’une chose aux trentenaires et jeunes actifs que nous sommes : les socialistes de retour au pouvoir feront de nous une génération sacrifiée, par des prélèvements toujours plus lourds durant notre vie active et une retraite absolument pas garantie le moment venu. C’est pour cela que nous préférons être une génération engagée pour un projet politique volontariste et responsable comme celui que mettent en œuvre le Président de la République et le Gouvernement. C’est pour cela que nous nous battrons pour que le changement et le redressement initiés depuis 2007 se poursuivent au-delà de 2012.
Franck Allisio
Régis Maag, le 18 juillet 2010

3 août 2010 à 11:31
Oui, les socialistes veulent même continuer un sacrifice qu’ils ont commencé dès 1968 et repris de plus belle en 81.
Franck, bravo à la fois pour ton engagement, tes idées et ta compétence. L’impulsion que tu as initiée pour les Jeunes Actifs va porter ses fruits.
Je suis persuadé que c’est avec des gens de ta trempe qu’on pourra faire avancer les choses
1 décembre 2010 à 20:07
bien vu et tellement vrai ! !
14 janvier 2011 à 18:57
Mon pauvre ami chérubin que peux-tu connaître de la vie à ton âge et surtout
quand on peut se payer( les parents) un bon gîte, une bonne table,de bonnes
fringues et de l’argent de poche aprés des études poursuivies sans difficulté?
je te souhaite un peu de misère, une inscription à recherche d’emploi et des
pensées un peu plus humaines
finalement tu n’intéresses pas grand monde à part ton ego