La théorie du complot réalimentée par un journaliste américain
Edward Epstein, journaliste pour le journal américain The New York Review of Books, vient de publier un article qui retrace minute par minute l’affaire DSK du 14 mai 2011. Le soupçon du complot renaît avec de nouveaux éléments qui impliquent le Sofitel, le parti politique Union pour un Mouvement Populaire (UMP) et Nicolas Sarkozy. C’est un avocat de DSK, qui annonce aujourd’hui par communiqué de presse qu’il n’exclut pas que son client ait été victime d’une machination politique, avec une référence à l’article du journaliste de TNYRB.

Le BlackBerry piraté, déconnecté puis disparu, et les hackers de l’UMP
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Le contenu du téléphone dans les mains de l’UMP
Le premier élément qui jette le trouble sur l’affaire Strauss-Kahn est la révélation d’une conversation entre DSK et Anne Sinclair, 2 heures avant les agissements vis-à -vis de sa femme de chambre, après que DSK ait reçu le message d’une amie, documentaliste au siège de l’UMP. DSK s’inquiétait alors d’apprendre que son téléphone avait sans doute été hacké et qu’au moins un des messages personnels entre DSK et sa femme avait été lu par des membres de l’UMP, au siège parisien. DSK souhaitait alors que Anne Sinclair s’occupe de faire contrôler son téléphone et son Ipad par son ami Stéphane Fouks.
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Disparition du téléphone après les faits
L’intrigue est renforcée par le fait que le téléphone n’a jamais été retrouvé. DSK a d’abord téléphoné à sa fille pour voir si le téléphone n’avait pas été perdu au restaurant. Un membre du personnel du Sofitel appelle alors DSK pour lui faire croire qu’il a retrouvé le téléphone. C’est en fait une ruse menée à l’initiative d’un détective pour parvenir à localiser Strauss-Kahn et l’arrêter.
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Système de géolocalisation désactivé
Le Blackberry dispose d’un service de géolocalisation, il faut une manÅ“uvre d’utilisateur avancé pour désactiver cette fonction. Or, l’historique de la société Blackberry montre que le téléphone a subit cette opération, empêchant tout suivi. Si la police avait retrouvé le téléphone, elle aurait découvert qui profitait du hack du téléphone et aurait pu retrouver l’éventuel auteur d’un coup monté. Sa disparition techniquement maîtrisée laisse penser que si piège il y a eu, « l’arme du crime » a été soustraite à toute possibilité d’investigation.
Le Sofitel, son personnel et Nicolas Sarkozy
- Pour encadrer Nafissatou Diallo, le Sofitel a appelé un homme, John Sheehan, qui avait travaillé avec le coordinateur national pour le renseignement du Président Sarkozy.
- L’ingénieur en chef du Sofitel, Brian Yearwood, et l’un des hommes qui a encadré Nafissatou Diallo s’écartent des regards et se font prendre en flagrant délire, sous les caméras de surveillance. Ils se congratulent, frappent dans leurs mains et se livrent à « ce qui ressemble à une extraordinaire danse de fête qui dure trois minutes », selon le journaliste.
- C’est un autre employé du Sofitel qui a appelé DSK sur une entente avec le détective pour manigancer le plan pour géolocaliser DSK, en lui mentant sur le téléphone soit-disant retrouvé.
- Le manège de Nafissatou Diallo, employée du Sofitel depuis 3 ans, est étrange ce 14 mai 2011. Elle entre et sort à plusieurs reprises de la chambre 2820, au même étage que celle de Dominique Strauss-Kahn, avant et après le tripotage dénoncé.
L’hypothèse du coup monté
Lors de l’interview de Strauss-kahn sur TF1 le 18 septembre 2011, celui-ci avait laissé entendre que le complot n’était pas écarté. Le vendredi 25 novembre, c’est son avocat qui annonce « ne pas exclure » cette hypothèse. Samedi 26 novembre, un journaliste publie son enquête et dévoile une ligue construite aux dépens de Dominique Strauss-Kahn l’ayant forcé à cesser définitivement de briguer la présidence de la République française. La combinaison de ces éléments laisse de plus en plus la place à l’idée, déjà répandue chez les français, d’une conspiration contre le plus puissant des adversaires de Nicolas Sarkozy.
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