Les paradis fiscaux au ban de la communauté internationale
Le discours de Nicolas Sarkozy à l’ouverture de la réunion du G20 à Cannes vendredi 4 novembre 2011 à 14h a énoncé clairement 2 plans de modification de l’économie internationale : la fin des paradis fiscaux et une nouvelle taxe sur les transactions financières.

Consensus au sommet du G20
Le projet de réforme du Fond Monétaire International n’a pas été aussi spectaculaire que ce que le président français souhaitait, pas plus que celui du régime des changes où les souverainetés nationales demeurent. Mais Nicolas Sarkozy a annoncé au nom des grands pays du monde la fin des paradis fiscaux :
«Nous avons décidé de publier une liste de 29 grandes banques systémiques internationales soumises à des obligations de transparence et 11 pays qui sont des paradis fiscaux. Nous n’en voulons plus et les pays qui en demeurent seront mis au ban de la communauté internationale, les choses doivent progresser encore.»
Taxe sur les transactions financières
«Les acteurs financiers qui ont conduit le monde dans l’état actuel contribueront à payer», met en garde le président du monde d’un jour. «La France se battra pour que cette taxe devienne une réalité». Il admettra quelques minutes plus tard que cette taxe ne fait pas encore l’unanimité mais emporte la caution de l’Allemagne, la Commission européenne, l’Espagne, l’Argentine, le Brésil et l’Union africaine. Les spéculateurs internationaux qui ont les moyens de l’optimisation fiscale par des évasions et montages sophistiqués auront désormais à leurs trousses au moins 5 pays. Pas de quoi réellement empêcher de dormir les plus actifs.